Pastiche - Interview d'un Bisou

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29072010

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Pastiche - Interview d'un Bisou




Interview président du groupe Taramea no Te Fenua et du Ra'au-ri
Jean christophe Bisou
Par notre célèbre journalogorrheuse GHB.
Jeudi 22 juillet 2010.

Le président du groupe Taramea No Te Fenua, en marchant du même pas que le leader du Tapafini par intérêt politique, avait effrité son parti, le Ra'au-ri, qui jouissait, du temps où il était l'allié du Total Ouille Ai'aie, d'une certaine popularité. Aujourd'hui, il a repris la barre de son rotor et tourne actuellement en ventilateur dans les communes au nom de son parti, d'où un certain Mara'amu hier soir soir à Faaa Puurai, avant hier soir à Papara et demain rebelote à Faaa Oremu. Il repart au charbon sur le terrain et hisse sa voilure de Ra'au-ri. Réunion de son comité directeur samedi puis les tournées recommencent Pirae, Faaa, Papeete. Autant dire qu'il a la tête dans le vent et dans le sac.

Nous n'avons pas compris au cours de ces dernières années certains de ses positionnements (et pour cause) mais ni massif, ni tonitruant, ni exalté, il nous revend une représentation de sa personnalité en sa version prudente et consensuelle. Sans rancune, il a tout de suite accepté de répondre à nos questions afin de faire un rapide survol de l'actualité. Sans forcer le trait, sans langue de bois apparente, Jean Christophe Bisou fait des constats, ceux, finalement, avec lesquels il cherche à ce que la société civile dans sa grande majorité soit d'accord pour les gober.

En politicien habile il a éludé d'une pirouette toutes les questions. C'est de bonne guerre !



GHB - 1/ Accepteriez-vous, si on vous le proposait, de prendre le Pays en mains en ce moment ? Quelles sont vos relations avec Gaston Tong Sans ?

JCB - Il serait bien hasardeux pour un homme politique d’accepter de prendre une telle responsabilité dans un contexte d’instabilité totale. Pour réussir une telle mission, il est nécessaire d’asseoir l’action du gouvernement sur une cohésion majoritaire à l’Assemblée. Or tout démontre - depuis trop longtemps maintenant – que les leaders politiques du pays (sans citer de nom parce que j'en suis), sont incapables de regarder la réalité en face et de cesser pour un temps leurs velléités personnelles.

J’ai, à plusieurs reprises, interpellé la classe politique sur l’ampleur de la crise économique et financière qui sévit disons depuis 2007-2008 pour ne pas rappeller qu'elle a été initiée par la révision du statut en 2003, crise qui devrait nous obliger à taire nos différents entre taramea pour nous consacrer exclusivement aux mesures de redressement du pays, et surtout du Ra'au-ri, redressement devant forcément intégrer des réformes en profondeur de notre système, donc rebattre les cartes en notre faveur.

Je n’ai pas été entendu. J’en suis désolé pour la population qui, elle, continue de souffrir, de toute façon.

Quant à mes relations avec Gaston Tong Sans, elles sont cordiales comme elles le sont avec les autres leaders. Nous pouvons débattre politiquement sans pour cela nous manquer de respect, tant que la vaseline reste incluse dans les consommables habituels pris en charge par le budget de l'APF.

2/ Trouvez-vous de « bonne politique » que les représentants Taramea AttireRats/UPLOAD fassent un barrage continuel à la majorité lors des dossiers présentés à l’Assemblée par le gouvernement en cette période cruciale quand tant de Polynésiens n’ont plus les moyens de se nourrir ?

Non. Il y a manifestement un décalage de perception, entre eux et nous, de la réalité vis-à-vis de laquelle nous sommes tous parfaitement déconnectés de toute façon. Comment comprendre par exemple un tel retournement de situation du Taramea AttireRats sur la question de la vente du Rockland’s Hôtel si ce n'est pour dégommer GTS et reprendre sa présidence à vie ? Pourquoi se lance-t-il avec tant d’acharnement dans une véritable campagne de dénigrement du Ministre de l’économie, lequel effectue en ce moment un excellent travail apparent, si ce n'est pour la même raison ? Pourquoi avoir mis en balance le VP du gouvernement à plusieurs reprises, alors que ce dernier effectue la mission que lui a confié Gaston Flouze ? On reconnaîtra que, là, c'est un peu plus complexe puisqu'il s'agit à la fois de casser du chinois et de briser les ailes de son ami si cher et membre de sa famille au moment où celui-ci risque de prendre une aura qui pourrait définitivement fermer la porte de la présidence au vieux décati. Dallas, ton univers impitoya'âable ...

Le Taramea AttireRats comprend très bien que la population souffre des agissements de ses politiques mais le pouvoir est une drogue dure, aussi destructrice que les autres. Le fait de ne pas avoir réussi son opération pour se faire élire à la présidence de l’assemblée ne justifie pas autrement l’attitude schizophrène de son chef. Le choix de faire élire O'scours Temarron à la tête de cette institution tout en gardant un pied au sein du gouvernement de GTS rend parfaitement illisible la politique de Gaston Flouze en dehors de son obsession aussi monomaniaque que maffieuse. C’est l’écho que je vous dis en recevoir du terrain en ce moment, le reste est mon histoire.

Pour ce qui concerne l’UPLOAD, sa position – même si l’on peut ne pas être d’accord en fonction des dossiers débattus à l’assemblée – est aussi illogique que d'habitude : C’est un groupe ancré dans l’opposition depuis le renversement effectué par Gaston Tong Sans et Gaston Flouze et qui, comme tous les autres, ne sait de toute façon avoir de stratégie autre que strictement conjoncturelle.

Un rapprochement UPLOAD/Taramea.... habituel maintenant et idoine

3/ Ne craignez-vous pas que cette situation puisse, un jour, dégénérer dans la rue ? Les experts ont rendu un rapport d’étape alarmant en préconisant des mesures urgentes d’économie . A votre connaissance lesquelles ont été prises en compte ? Et seront-elles suffisantes ?

La population a aujourd’hui peur pour son avenir. Les données économiques et financières nous alertent. Le pays s’appauvrit, ce n’est pas une vue de l’esprit, c'est le résultat de la non-gestion à la taramea. Jusqu’à quand les polynésiens resteront-ils calmes ? Le plus longtemps possible j'espère car c'est dans ces contextes-là que les taramea que nous sommes tous engraissent le mieux.

Pourtant, il faut du calme et de la stabilité pour reprendre les choses en main et remettre le pays sur la voie de d'une bonne reprise maffieuse. Croire qu’en mettant sans cesse des bâtons dans les roues du gouvernement on s’attirerait la sympathie des électeurs est une erreur stratégique aussi énorme qu'illusoire mais qui est obligatoire pour finir de piller ce qui peut encore l'être.

En même temps, Gaston Tong Sans, en reprenant le pouvoir sans avoir une bonne vision de l’avenir, a plus hypothéqué ses chances de durer que les nôtres. La population le rendra certainement responsable de la débâcle économique et sociale puisqu’il est celui qui tient les manettes, même si les causes en sont plus perverses. Il nous servira de bouc émissaire lorsque la population voudra tous nous mettre dans le même panier de Guillotin. Ceci ne changera foncièrement rien sur le moment mais nous donnera quelques heures de plus pour rejoindre la partie du butin que nous aurons pu mettre à l'abri d'ici-là. C'est très important pour nous.

De surcroît et si l’on en croît les premières déclarations du gouvernement, il commande un audit des comptes publics à l’État en étant bien décidé à ne pas appliquer les premières recommandations d’économies préconisées par le rapport Bolliet. Allez donc comprendre quelque chose en dehors de l'habitude habituelle d'empiler les audits pour, d'une part nourrir confortablement nos popoti et, d'autre part, faire au final uniquement ce qui nous plait et sans tenir compte de rien !

Je perçois cependant quelques frémissements en ce moment. On entend parler de vente de l’avion présidentiel, de ventes immobilières, d’économies à réaliser au sein des satellites. Il faut aller plus loin et plus vite. Je suis favorable à l’application à 90% des mesures proposées par la mission de l’IGF. Je vous le dis pour que ce soit publié ainsi : Nous savons tous que depuis toujours aucun frémissement n'est jamais suivi de rien tant que la population ne se lève pas pour l'exiger par la force, sauf, évidemment, si, dans la manip, il existe des moyens grassement substantiels pour nous alimenter personnellement ainsi que notre propre réseau (qui n'a de propre que son nom).

4/ Que pensez-vous de ce nouveau rapprochement qui s’est installé entre le Taramea AttireRats de Gaston Flouze et l’UPLOAD ?

C’est un rapprochement de circonstance. Cela devient risible et même ridicule. Tout le monde sait qui perdra des plumes dans cette affaire.
Nous espérons simplement en retirer les meilleurs marrons du feu pour le Ra'au-ri seul.

5/D’un côté la SMPP réclame au Pays 890 millions de l’autre on lui répond que les travaux ont été payés. En attendant les ouvriers n’ont pas reçu de salaire depuis deux mois et vont chercher des bons alimentaires à la CPS. Est-ce acceptable ?

Il faut que le gouvernement arrête de tergiverser dans cette affaire. Yaka payer ce con, 'leur doigt. Lorsque nous avions travaillé sur la mise en œuvre d’un plan de relance en janvier, puis en avril 2009, un chapitre a été abordé considérant la nécessité de sauver les emplois et soulager les entreprises.

Que recherche-t-on aujourd’hui ? A couler une des plus grandes entreprises du BTP du pays et mettre au chômage plusieurs centaines de travailleurs ? Allons ! Soyons à l’écoute et mettons en œuvre les pollutions qui sont à notre disposition et qui ont d’ailleurs été évoquées il n’y a pas si longtemps.

C’est ce que je ferais à leur place. Mais bon, ce n’est pas le cas. Moi, je vous vends ici que je suis le seul vrai recours, c'est tout.

6/Les entreprises attendent encore un vrai plan de relance, comment rendre confiance à la société civile et notamment aux investisseurs, aux banques etc. ?

Nous avons trop perdu de temps pour évoquer un énième plan de relance. Il faut maintenant rebâtir notre économie par des réformes en profondeur. La crise n’est pas que conjoncturelle, elle est également structurelle : Je n'ai toujours pas le contrôle total de tout.

Il faut dans un premier temps remettre les finances publiques dans le vert par des mesures d’économies drastiques (réduction des dépenses du gouvernement, de l’assemblée, des services, des satellites) en évitant de prendre des décisions à l’aveuglette : Tant que l'ancienne maffia n'est pas profondément remplacée par la nouvelle la crise ne peut que perdurer. Il faut, s’agissant des services et satellites, traiter au cas par cas, à la gueule si vous préférez. Les missions de service public ne doivent pas pâtir de décisions unilatérales sans consultation des chefs de service, surtout de ceux à ma botte.

Il convient parallèlement d’éteindre le feu des comptes sociaux et particulièrement de la PSG. Le travail déjà réalisé par Armelle Beauceron est la voie à suivre. Il faut maintenant passer à la phase d’application par la rédaction des textes à faire voter par l’assemblée. Nous avons perdu 12 mois dans cette affaire. Idem pour la retraite.

Enfin, sans attendre, lancer le chantier de la réforme fiscale. Notre modèle n’est plus approprié. Nous ne sommes plus en période de croissance. La TVA n’a plus le même rendement qu’auparavant à cause de la récession. Le temps est venu, afin d’éviter le chaos social, de faire appel à une nouvelle forme de solidarité fiscale tout en atténuant la pression fiscale souvent injustifiée frappant nos importations : Le Ra'au-ri a besoin de stabiliser les flux financiers généraux vers lui seul.

La confiance nous le savons ne se décrète pas. Elle se gagne. Un gouvernement volontariste dans ses réformes et perspicace dans ses plans d’investissements publics gagnera la confiance de tous, surtout si nous avons la main sur la police et les lois.

Non a l'augmentation de la TVA

7/Êtes-vous favorable à l’augmentation éventuelle de la TVA ou comme le préconise dans l’une de ses pistes GTS, une remise à plat des exonérations douanières ?

Depuis la remise du rapport d’étape de Mme Bolliet, il convient à mon sens de suivre scrupuleusement ses préconisations. Le rapport dit : « Pas d’augmentation de la pression fiscale pour l’instant ». Bien au contraire, il faut maintenant réduire au maximum les dépenses publiques sans porter préjudice au bon fonctionnement des services publics du pays. Le renouvellement du réseau des popoti en notre faveur est à ce prix. C’est un exercice difficile mais réalisable.

Nous sommes donc contre toute augmentation de la TVA. Nous demandons le lancement du chantier de la réforme fiscale sans délai.

8/ Pour ou contre les subventions aux syndicats et aux Églises ?

En période de crise il faut faire des économies partout. J’ai entendu le Président de l’église protestante dans ses déclarations qui corroborent cette volonté. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’église a décidé d’annuler le grand rassemblement des jeunes normalement prévu dans quelques semaines.

Cet homme est un homme responsable, réfléchi et sage. (Heu-heu-heu !)

S’agissant des syndicats, j’aurais tendance, comme pour les partis politiques locaux, à leur proposer de bâtir une nouvelle stratégie de financement de leurs organisations en comptant essentiellement sur les cotisations des adhérents et sur les dons de généreux donateurs agréés par le Ra'au-ri. Dans ce secteur là, il n’y a pas de plafonnement de financements par individu. Nos taramea syndicales devraient clairement comprendre ce que je viens de dire malgré leur très prononcé handicap intellectuel.

Il faudrait mettre au point un plan de réduction et d’élimination de versement de subvention aux syndicats sur les trois prochaines années. Les syndicalistes sauteront en l’air mais ce n’est pas grave car tout le monde doit contribuer au redressement des comptes publics.


Favorable à la réduction du nombre de ministres et de représentants

9/ Êtes-vous pour ou contre la réduction du nombre de représentants ? De ministres ? Ou à la réduction de vos indemnités ?

Nous sommes pour la réduction du nombre de représentants et des ministres. Il faut une réduction très significative pour ressentir une économie substantielle. 47 élus à l’APF et 10 ministres seraient une bonne avancée.

La population qui souffre aujourd’hui veut un signe fort de la part des politiques au regard de leur train de vie. Même si j’estime un tel engagement un peu démagogique, je pense quand même que le geste de réduire nos indemnités une nouvelle fois de 10% serait bien accepté par la population. Je dis "10%" parce qu'il ne faut quand même pas déconner, et on ne touchera pas aux autres indemnités, bien sûr. On reste dans la démagogie donc. C'est légitime puisque nous sommes là pour le fric.

10/ La devise du Taramea AttireRats ( René Temeharo) semble être celle adoptée pour la PSG : "se hâter lentement". Et vous qu’en pensez-vous ?

C’est un pléonasme à l’envers qui n’a aucune signification sinon ridiculiser l’action du gouvernement.
Vous voyez, moi aussi j'ai mon côté Jean-Claude Vandamme quand je veux.

11/ En ce qui concerne la nouvelle loi électorale êtes-vous pour une prime majoritaire et sur combien de circonscriptions ?

Nous sommes comme les autres sur ce plan-là : Tout dépend de nos propres résultats d'abord.
Comme nous l’avons proposé à la mission Barthélémy, nous sommes favorables aux circonscriptions actuelles tout en permettant l’établissement d’une liste à portée territoriale. Cela rejoint l’idée d’une circonscription globale avec des sections électorales spécifiques et ça colle parfaitement avec notre embryon de réseau de contrôle de la population.

Il faut une prime majoritaire pour renforcer l’émergence d’un majorité assurée de pouvoir conduire les affaires du pays sans être à la merci de marchandages ou de chantages honteux contre nous.

12/Avez-vous des affinités avec un nouveau venu sur la scène d’aujourd’hui mais rompu aux arcanes politiques, Quito Bon Ot'tesgars ?

J’encourage toutes celles et tous ceux qui souhaitent œuvrer en politique. QBO est un homme bien qui souhaite donner de son temps pour redresser notre pays ou pour participer au débat sur les plans qui permettraient de relancer la Polynésie sur la voie du développement. Il a fait ses premiers pas en tant que taramea, il faut l’encourager à continuer dans cette voie parce qu'il arrive à mieux drainer à la masse les colères de la population que ce que montre le rendement actuel des autres partis et de leurs syndicats.

En même temps, il convient de prendre conscience que seul on ne pourra pas faire grand chose. Je suis pour l’union des leaders politiques qui ont chacun une crédibilité individuelle et qui conçoivent ensemble un projet de société permettant l’adhésion de la population. Il aura un bel avenir politique dès qu'il se sera mis sans condition à la disposition du Ra'au-ri.

L’instabilité politique est souvent l’œuvre d’individus isolés usant de leur poids politique pour imposer leur diktat. Aussi pour la prochaine échéance électorale des territoriales il faudra faire attention au casting des listes. Nous l'aiderons à remplir les siennes avec nos popoti à nous.


13/ Que pensez-vous de TNTV qui n’arrive pas à soumettre son plan de restructuration au comité d’entreprise qui joue la montre. Résultat si d’ici une quinzaine de jours rien n est fait, elle met la clé sous la porte.

Je crois en une télévision locale complémentaire à RFO soucieuse d’informer le public par des émissions type LCI en français et tahitien (journaux, émissions débats), et attachée à mettre en valeur les spécificités culturelles du Ra'au-ri au travers de reportages ou de documentaires le mettant hautement en valeur. TNTV ne doit donc pas concurrencer RFO sur les mêmes créneaux.

Ce format de télévision ne nécessite pas de moyens financiers et humains dispendieux mais aurait parfaitement sa place au sein d’un paysage audiovisuel en cours d’évolution avec l’arrivée prochaine de la TNT et du câble numérique.

Le pays ne peut plus garantir le financement de sa chaîne de télévision comme auparavant. Il faut que le personnel l’accepte et travaille au sein du comité d’entreprise pour envisager les solutions à court et moyen termes, en sachant que des mesures d’incitation au départ ou de reconversion doivent obligatoirement être mise en place, toujours dans le même esprit de renouvellement des popoti.

L’avenir de la société et surtout du Ra'au-ri est à ce prix.

"La culture" a un sens, pas seulement folklorique

14/Pensez-vous que la « culture polynésienne », après les campagnes de promotion sur « les paysages, l’amour, les mariages » va attirer des milliers de touristes qui ont fui nos rivages, surtout après le bouche à oreille désastreux à la suite des prises d’otages syndicales à l’aéroport ?"Les touristes s’ennuient" Mais on refuse les casinos et tout ce qui peut vraiment plaire à une clientèle chinoise riche à venir...

Le tourisme (et son développement) est une question de qualité/prix du produit. Il est bien évident que la qualité du produit touristique polynésien a beaucoup baissé depuis ces dernières années sur de nombreux aspects, tant en ce qui concerne le service que la qualité environnementale ou les dessous de table pour les laisser exercer. De ce fait, le coût de la destination devient exorbitant si l’on considère le handicap dû à l’éloignement et la stabilité de la hauteur des rackets.

Le tourisme industriel est une affaire de culture au sens éducation et formation des populations. Nous devons reprendre les choses à la base et considérer le tourisme dans notre art de vivre. Depuis la maternelle, nous devons enseigner aux enfants pourquoi notre art de vivre (environnement, propreté, instruction civique, connaissance culturelle, etc.) influe fondamentalement sur le développement de notre première industrie et pourquoi il est nécessaire de le ponctionner vers nous.

Dans ce contexte, oui la culture a un sens et pas seulement sur un plan folklorique.

S’agissant des comportements humains récents, je suis atterré, comme beaucoup, des exactions commises à l’endroit des touristes. Le syndicalisme et le doit de grève ne peuvent justifier une telle volonté de suicide économique dans un contexte de crise avéré. Ceux qui se prêtent à de tels écarts doivent être condamnés vertement et nous avons nos gens à mettre à leur place.

J’ai toujours milité pour la réalisation d’une grande zone d’aménagement touristique capable de restituer les avantages de la Polynésie (ville éco-touristique, centralisation des perceptions, etc.). C’est dans le programme politique du TTA. Mais je crois qu’une fois de plus GTS a oublié ses engagements vis-à-vis des électeurs.

Laissons aux vieux dinosaures de la politique leurs obsessions
15/ Un mot sur votre ami Oscar Temarron et son obsession de faire inscrire la « décolonisation » de la Polynésie à l’ONU alors que le pays s’enfonce dans la crise. N’y-a-t-il pas d’autres actions plus importantes à mener d’autant que nous avons deux rois déjà : Jointenville Croix-Bâton et Paka-motu et que les blocages de terre reprennent ?


La question de l’indépendance ou de l’autonomie n’est pas la préoccupation première des polynésiens, j’en suis convaincu. Tout le monde sait qu'il est un peu débile et psychopathe sur ce plan-là. Le retour à la confiance, des relations apaisées avec l’Etat, la reconstruction économique et sociale du pays, la fiscalité, le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, l’éducation, la formation, la solidarité, la santé, le pipe-line à moni, bref, tous ces sujets sont abordés dans les réunions de quartier que nous menons actuellement. Ils font l’objet de questionnement de la part des habitants comme des militants-popoti.

Laissons aux vieux dinosaures de la politique leur sujet de prédilection et préoccupons-nous plutôt des autres questions plus cruciales.

S’agissant du terme « ami » pour caractériser Oscar Temarron, sachez que je n’ai pas d’ennemi, ni d’ami, en politique sauf des adversaires ou des partenaires. Les amis, on les trouve ailleurs. Disons simplement que OT est aujourd’hui un adversaire que je respecte même si, pour des raisons évidentes d’union des forces politiques pour lutter contre la crise, nous avons été amenés à faire un petit bout de chemin ensemble. Ne tirons pas trop sur les vieux chevaux en fin de parcours, la viande en devient dure.

16/ Que pensez-vous du feuilleton de l’été Bêtencour/Boeurk/Kapozy ? Les hommes politiques sont-ils plus vertueux à Paris qu’ici ?

Les affaires récentes en Polynésie de ce type démontrent que le pays n’est pas épargné. Pourtant les règles de financement des partis politiques sont très strictes et il n’existe pas en Polynésie française contrairement à la métropole de versement de subventions publiques aux organisations politiques. Nous nous alimentons "autrement".

Ce sujet mérite d’être débattu en temps utile et certainement pas en période de crise. Laissez-nous organiser tranquillement la croissance notre propre maffia. Vous faites quoi ce soir ?
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Mimi mato

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